Comment protéger ses meubles lors d’un déménagement ?

Vous allez bientôt déménager ou vous prévoyez de mettre vos affaires et votre mobilier dans un garde meuble ? Vous redoutez déjà le moment où votre meuble préféré cognera contre le mur ? Voici quelques conseils pour apprendre à bien protéger ses meubles et éviter ce genre de mésaventure.

Ne jamais protéger ses meubles avant de les transporter !

Ne recouvrez jamais vos meubles avant le transport. Lorsqu’ils sont couverts par des draps ou une housse de protection spécifique, vous aurez du mal à attraper les endroits favorables à une bonne prise de portage. Ils ne manqueront pas de vous glisser des mains et vous multipliez les chances de devoir les ramasser sans cesse par terre ou pire de vous prendre les pieds dedans… Par contre, prévoyez des draps ou des couvertures pour les couvrir une fois qu’ils seront dans le camion de déménagement ou dans le garde meuble.

La seule exception concerne les matelas. Il est préférable de les laisser dans leur housse de protection afin d’éviter les salissures liées au déménagement puis au transport (mains sales et tout ce qui avec).

Attention au transport, c’est le moment de protéger ses meubles !

C’est souvent lors du transport que vos meubles s’abiment. En effet, ils risquent de bouger dans tous les sens, de s’entrechoquer ou de s’écraser contre l’habitacle de votre véhicule. Pour éviter cela, il existe plusieurs astuces que vous pouvez même combiner, histoire d’être vraiment sûr que votre meuble en bois massif, légué de génération en génération, voyagera en sécurité pendant toute la durée du déménagement 😉 :

  • Attachez-les, si possible, à l’aide de sangles pour les maintenir solidement ;
  • Recouvrez-les de couvertures ;
  • Si vous utilisez une camionnette, recouvrez l’habitacle intérieur de mousses ou de papier à bulle.

bien protéger ses meubles pendant le transport

Portez vos meubles à deux

Certes une armoire sera plus légère si on la porte à plusieurs. C’est aussi une bonne option pour éviter un mal de dos douloureux. Mais dans les espaces étroits tels que les escaliers et les couloirs, ce n’est peut-être pas la meilleure solution. Le dialogue et la coordination des mouvements seront plus difficiles. N’hésitez donc pas à faire des pauses et à alterner les porteurs.

Ne vous précipitez pas

Souvent pressé d’en finir et de déposer la lourde charge, il n’est pas rare d’abîmer ses meubles par trop de précipitation. Faites un repérage du « circuit » que vous allez emprunter avant de foncer tête baissée et notez tous les obstacles se trouvant sur votre chemin (coins, poignées de porte, lampes…).

Démontez les vitres et videz entièrement vos meubles

Pour éviter la casse et pire, un séjour à l’hôpital, pensez à retirer les vitres et les miroirs de vos étagères, commodes…  Idem pour le contenu de vos buffets et penderies, vérifiez bien que tout a été vidé sinon vous risquerez d’abîmer votre meuble et l’objet qui s’y trouve. Pensez également à fermer à clé vos tiroirs et portes de vos meubles, et rangez soigneusement vos clés. Si vous avez perdu les clés, du gros scotch fera l’affaire.

Emportez avec vous une trousse de secours, on ne sait jamais…

Malheureusement, il n’est pas rare de se blesser lors d’un déménagement. Généralement, ce ne sont que de légères blessures et une trousse de premiers soins contenant des pansements, des compresses et du désinfectant fera l’affaire en attendant mieux.

Voilà, maintenant vous ne passerez plus vos veilles de déménagement à vous ronger les ongles 😉 Respectez bien tous ces conseils et votre déménagement se passera sans aucun accroc ! Si vous avez d’autres conseils ou un retour d’expérience, n’hésitez pas à en faire profiter tout le monde via le formulaire « Laisser un commentaire » en dessous de l’article !

Vous voulez en savoir sur l’organisation d’un déménagement ? Allez voir nos articles sur les « 7 conseils pour faire efficacement ses cartons » , « déménager sa ligne internet ! », « déménager avec un smartphone »

 

 

Economie collaborative : Comment rester dans la légalité ?

légalité économie collaborative

Vous avez surement entendu parler de l’histoire de Nigel Warren, un habitué de Airbnb qui a été condamné à plus de 40 000 $ d’amendes par son propriétaire et les agents de la ville de New York pour avoir loué une chambre dans l’appartement qu’il occupe pour 100 $ la nuit. Comment profiter de l’Economie Collaborative tout en restant dans la légalité ? Pour vous éviter ce genre de mésaventure, nous vous avons concocté quelques règles à respecter !

La location pour les propriétaires

Bien entendu en tant que propriétaire vous êtes libres de pouvoir louer votre bien. En effet, deux points dans la législation traitent le sujet de la location de biens immobiliers en France :

– “le logement est à la fois la résidence principale et la propriété de l’occupant” : celui-ci peut occasionnellement louer son bien. Cette location peut s’exercer sans autorisation dans les communes visées à l’article L. 631-7 du CCH tant que la location est occasionnelle et que le logement reste la résidence principale du propriétaire.

– “le logement constitue la résidence principale de l’occupant, mais ce dernier n’est que le locataire dudit logement” : la location à une personne même pour une courte durée pourrait s’apparenter à de la sous-location et dans ce cas elle est prohibée par la loi du 6 juillet 1989 (article 8) sauf accord exprès du propriétaire. »

Cependant en tant que propriétaire, vous ne pourrez pas louer votre résidence principale sur une longue durée. La ville de Paris déclare qu’il est autorisé de louer pendant les vacances sa résidence principale, mais illégale de changer la destination d’un appartement pour le louer tout au long de l’année.

Attention à la sous-location

Comme vous avez pu le lire précédemment, si vous êtes locataire, la sous-location est interdite sans l’accord préalable du propriétaire. De plus vous n’avez pas le droit de dégager des bénéfices de la location c’est-à-dire que votre rémunération ne doit pas être supérieure à la location que vous payez à votre propriétaire.

Déclaration des revenus et Jestocke.com

Si vous louez une pièce de votre habitat (cave, garage, chambre…) dans le but de vous en servir comme espace de stockage, alors il s’agit là d’une location non meublée. Vous devrez alors déclarer vos revenus comme des revenus fonciers. Si ces revenus fonciers bruts sont inférieurs à 15 000€ par an, vous pourrez ainsi bénéficier du « revenu foncier » c’est-à-dire d’un régime d’imposition simplifié.

J’espère vous avoir un peu éclairé face à ce sujet assez complexe. Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Pensez à lire notre FAQ pour avoir des informations complémentaires.

 

Petite histoire de la consommation collaborative

Ces dernières années, nous avons beaucoup entendu parler de « consommation collaborative » ou « économie du partage« . Du financement de projets au secteur de l’alimentation en passant par le transport ou le garde meuble les initiatives se multiplient. La presse traditionnelle, les pures players d’information, les blogs, les hommes politiques… certains s’enthousiasment, d’autres s’insurgent. Quoi qu’il en soit le concept fait jaser ! Mais pourquoi cet emballement soudain pour une tendance jusqu’ici fort discrète ? Avec cet article, je vous propose un léger éclaircissement sur l’apparition de cette nouvelle façon de consommer. Bonne lecture !

La naissance du terme « consommation collaborative »

C’est en 2007 que ce terme apparaît pour la première fois dans la revue Leisure Report du mois d’avril. Ray Algar, un consultant de la société Oxygen Consulting, introduit ce concept dans la lettre d’information de la revue, que vous pouvez retrouver ici (attention le texte est en anglais, c’est peut être l’occasion de vous y remettre !). Son constat : au XXIe siècle, les consommateurs ont un plus grand pouvoir de négociation vis-à-vis des vendeurs grâce aux nombreuses informations qu’ils récoltent sur le web. Les futurs acheteurs vont même jusqu’à organiser des commandes groupées pour faire baisser le prix de l’objet convoité.

Technologie et consommation collaborative : une combinaison gagnante

L’émergence et surtout la banalisation des nouvelles technologies vont permettre à la consommation collaborative d’exploser ! Certes, de tout temps et dans toutes les cultures, il y eut des formes de troc et d’échange mais l’explosion d’internet favorise leur expansion à une tout autre échelle. Beaucoup la pratique d’ailleurs sans le savoir.

Différentes formes de consommation collaborative

Dans le New York Times d’août 2010, la journaliste Jenna Wortham met en lumière l’existence de deux formes de #consocollab (petite dédicace aux twittos) :

L’achat en commun afin de faire baisser le prix du produit ou savoir à qui l’on achète (l’exemple de La ruche qui dit oui !). Le financement d’un projet grâce au crowdfunding, ou en bon français le « financement participatif », rentre également dans cette catégorie (l’exemple de Ulule et KissKissBankBank en France).

Le don, le prêt, le troc, l’échange de bien mais également la location entre particuliers dont les belles réussites françaises que sont bedycasa, Yescapa, Samboat sans oublier JeStocke.com.

 

Les précurseurs du mouvement

La consommation collaborative telle que nous la connaissons aujourd’hui est introduite par la naissance d’Ebay en 1995. Il s’agit de la première plateforme permettant de rentrer directement en contact avec un particulier afin de lui acheter un bien.
Le couchsurfing débute en 1999 à la suite d’un mail envoyé par Casey Fenton, un étudiant voyageant en Islande. Il contacte par liste de diffusion des étudiants de l’université de Reykjavik dans l’espoir d’être hébergé gratuitement. Résultat, des centaines de réponses positive vont le convaincre de cofonder en 2004 l’association CouchSurfing.
C’est en 2000 qu’apparaît le premier site de partage entre particuliers. Il s’agit de Zipcar, un site de partage de voiture entre particuliers qui se lance à Boston et est toujours en activité aujourd’hui.
On constate donc que la consommation collaborative a quelques années de vie même si le mouvement connaît une très forte accélération ces dernières années notamment en France.

Pourquoi cette explosion de l’économie du partage ?

La société est en constante évolution surtout en période de crise économique, où de nouvelles façons de consommer apparaissent.
Les années 70 sont caractérisées par le « Je consomme, donc je suis ». Il y a là une recherche d’assouvissement des besoins et d’affirmation de soi. La période est à la surconsommation.
Dans les années 90, le consommateur se rassure dans l’achat d’un produit plutôt que d’un autre, c’est une période caractérisée par un besoin de « rassurance ».
Depuis la crise économique de 2008, c’est au tour de la notion de partage et d’entraide de s’imposer jusque dans les pratiques de consommation. L’usage plutôt que la propriété. Nous n’avons plus besoin de posséder pour jouir d’un objet. Nous pouvons le louer à un particulier si nous n’en avons pas une utilité récurrente, l’échanger ou l’acheter d’occasion.

Pour aller plus loin

Aujourd’hui presque tous les Français y ont déjà gouté et en sont fan (étude récente CSA / Cofidis).

Si vous désirez en savoir plus sur l’émergence de cette nouvelle tendance qu’est l’économie collaborative, je vous invite à consulter le blog de la consommation collaborative qui s’intéresse à l’étude de cette tendance, à l’actualité des Startups et services liés à l’économie du partage. Le livre What’s Mine is Yours de Rachel Botsman et Roo Roger est également très intéressant pour bien comprendre ce phénomène. Une référence dans le milieu !